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Députée de Maine-et-Loire
Membre de la Commission des Finances


Un meilleur accompagnement vers la transition énergétique et solidaire et une lutte renforcée contre la précarité énergétique

Publié le lundi 19 novembre 2018

Pour l’année 2019, le budget dédié à l’écologie est en hausse de 3,1 %. C’est un signal fort en faveur du développement durable ; nous nous engageons à ce que notre mode de vie et notre développement soient plus « durables », c’est-à-dire qu’ils répondent aux besoins de la génération présente sans compromettre la capacité des générations futures.

Des mesures à la fois écologiques et économiques ; c’est l’engagement de notre majorité pour encourager à sortir de la dépendance aux énergies polluantes. Voici les principales :

  • Un audit énergétique gratuit pour les propriétaires occupants modestes, en situation de précarité énergétique

L’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pourra expérimenter, dès 2019, cette mesure dans 5 départements. L’audit présente un coût moyen de 600 €, que les ménages doivent aujourd’hui avancer et qui ne leur est remboursé a posteriori que s’ils engagent des travaux.

  • L’augmentation de 50 % des crédits de la prime à la conversion automobile (qui peut aller jusqu’à 2.500 €)

Cette prime est destinée à retirer de la circulation les véhicules anciens les plus polluants et à accompagner financièrement les ménages dans la transition énergétique, mais aussi dans une économie de long terme ; les véhicules anciens consommant davantage que les véhicules plus récents.

Le montant de cette prime est de 1.000 € pour tous, 2.000 € pour les ménages non-imposables et peut atteindre 2.500 € pour l’achat d’un véhicule hybride rechargeables et électrique d’occasion.

  • Une nouvelle prime de 4 à 5.000 € pour 20 % des ménages les plus modestes et pour tous ceux qui parcourent plus de 60 km par jour pour aller travailler

Cette prime est destinée à l’achat de véhicules neufs ou d’occasion et atteindra jusqu’à 5.000 € pour l’achat d’une voiture électrique ou hybride. Elle concernera les Français gagnant moins de 12.500 € par an.

  • L’augmentation du chèque énergie (+ 50 €) pour aider les plus précaires et son extension à 2 millions de foyers supplémentaires

Les foyers les plus précaires profiteront d’un chèque énergie de 200 € pour les aider à payer leurs factures ou travaux de rénovation énergétique. A travers cette mesure, le Gouvernement entend surtout lutter contre la précarité énergétique à laquelle de trop nombreux ménages sont confrontés. En parallèle, ce chèque sera simplifié afin d’éviter le non-recours (560 000 foyers n’ont pas utilisé leur chèque 2018).

  • La revalorisation de la prime à la conversion des chaudières

L’objectif est que les Français qui se chauffent au fioul sortent définitivement de ce système d’ici 10 ans. Le détail du dispositif sera connu très prochainement, au moment de la publication de la feuille de route énergétique.

  • La défiscalisation du « chèque carburant » versé par certaines collectivités

Certaines collectivités versent des aides versées aux actifs qui font de longs trajets en voiture ou qui se déplacent en covoiturage pour aller travailler. A partir du 1er janvier 2019, ces aides seront exonérées d’impôts.

  • La revalorisation des indemnités kilométriques

Le barème kilométrique, utilisé par les ménages pour lister leurs frais au réel sur la déclaration de revenus, sera réévalué en avantageant les véhicules qui polluent peu.

Les véhicules de 3 chevaux au moins, qui roulent plus de 60 km par jour profiteront d’une revalorisation du barème de + 10 %. Quant aux véhicules de 4 chevaux, la hausse sera de 5 %.

  • 200 € pour le covoiturage

Le budget 2019 introduira la possibilité d’exonérer de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu la participation des employeurs aux frais de covoiturage à hauteur de 200 €/an.

  • 7,3 milliards d’euros (+ 1,3 %) seront investis pour financer le développement de l’éolien, du solaire et du biogaz.

Les transports bénéficieront de 300 millions d’euros supplémentaires pour un budget de sept milliards, avec un accent mis sur l’entretien des réseaux existants et le développement du plan vélo (350 millions d’euros sur sept ans).