Vote du budget 2026 pour la France

Je défends, de longue date, l’idée qu’au sein d’une Assemblée morcelée, le budget doit émerger d’un travail collectif et d’une méthode, au-delà des clivages politiques. Le Premier ministre a choisit la voie du dialogue, en s’appuyant sur une opposition constructive, responsable et respectueuse de nos institutions. C’est une bonne chose.

Ma priorité, en ce début d’année, était de contribuer à l’adoption, le plus rapidement possible, d’un budget qui permette à la France d’investir, de protéger ses citoyens, de rétablir une fiscalité plus juste et de retrouver des marges de manœuvre budgétaires. Le budget proposé ne satisfait totalement personne mais il incarne un certain équilibre.

J’ai veillé à ce que plusieurs de mes priorités soient intégrées aux négociations comme des mesures de justice fiscale, le maintien de la contribution exceptionnelle sur les très grandes entreprises ou la limitation de la sur-optimisation fiscale via la taxe sur les holdings ; des mesures pour le financement des universités ; un soutien à l’insertion par l’activité économique et à l’économie sociale et solidaire ; des moyens pour Ma Prime Rénov et pour le fonds vert afin de financer la transition écologique.

Il y a eu une véritable écoute de la part de la Ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, mais je regrette qu’on ne soit pas allé assez loin sur différents points. L’encadrement de la sur-optimisation fiscale est timide et le renfort des moyens aux universités ou à l’insertion par l’activité économique demeure trop limité. Je vais donc rester mobilisée sur ces questions importantes pour l’Anjou et pour notre pays.

En prenant un peu de recul, je considère que le désordre politique actuel et le manque d’efficacité dans la mise en œuvre de solutions face aux difficultés des Français, génèrent beaucoup de mécontentement, voire de la colère des citoyens, ce qui nourri la montée de l’extrême droite. Je pense, qu’à moins d’un an de l’élection présidentielle, l’ensemble des forces républicaines et démocrates, et en particulier les sociaux-démocrates dont je fais partie, doivent se concentrer pour agir concrètement et répondre aux défis du pays.

​Nos chantiers doivent être ambitieux pour construire un projet présidentiel à la hauteur du contexte :

  • Restaurer les finances publiques tout en investissant dans l’insertion et dans l’école, qui forme les citoyens de demain ;
  • Soutenir une économie innovante et adaptée aux enjeux mondiaux, avec une souveraineté renforcée dans les domaines agricole et énergétique ;
  • Garantir une sécurité quotidienne et une justice accessible à tous ;
  • Construire une Europe unie, capable de défendre ses valeurs, sa démocratie et son modèle social, sans naïveté, notamment en matière de défense militaire ;
  • Faire de la transition écologique une politique qui guide l’action publique comme une solution d’avenir et non comme une contrainte infranchissable car le coût de l’inaction climatique sera bien plus lourd demain que celui de l’action aujourd’hui.

Notre responsabilité est immense. Les Français ne souhaitent pas voir l’extrême droite accéder au pouvoir. Ils attendent des solutions à leurs difficultés, des perspectives, une stratégie pour réussir et une espérance retrouvée.

Soyons à la hauteur de notre Histoire !